BRONZES

 
 

Rouelle Celtique
Rouelle Celtique (2000-800 av. J.-C.)


Monnaie Gaule CeltiqueMonnaie Gaule Celtique

Fibule EtrusqueFibule Etrusque

Le bronze est connu depuis les temps les plus reculés, puisqu'il donna son nom au second âge de la période chalcolithique.

Obtenu tout d'abord non par alliage du cuivre et de l'étain, mais par réduction directe du minerai de ces deux métaux, il était appelé autrefois AIRAIN.
Grâce à ses propriétés (facilité de fusion et de moulage, dureté, résistance mécanique, sonorité, polissage et couleur proche de l'or), le bronze à été couramment utilisé dans l'antiquité pour la confection d'objets domestiques, outils, armes et statues.
Le travail du bronze était déjà très développé en Crête, en Egypte, en Mésopotamie, en Phénicie jusqu'en Chine et aux Indes.
Plus tard les techniques de l'élaboration du bronze se propagèrent dans toute l'Europe, grâce à l'influence hellène puis romaine.
En Amérique, les Incas découvrirent le bronze seulement vers le 2éme siècle de notre ère.

TRANSFORMATION

Les bronzes sont surtout des alliages de fonderie et s'obtiennent en fondant d'abord le cuivre auquel on ajoute l'étain. En métallurgie, le bronze est classé par rapport au pourcentage d'étain rajouté au cuivre en fonction de la qualité demandée. Par exemple les bronzes ordinaires sont seulement composés de cuivre et d'étain. Suivant leur condition d'utilisation le pourcentage d'étain est plus ou moins élevé :

  • 3 à 8% d'étain pour la production de médailles et de monnaies à partir de flancs laminés ; 8 à 12% pour la fabrication de pièces mécaniques, d'engrenages et de pièces devant résister à l'eau de mer, robinet, carter ;
  • 13à 20% pour les pièces devant résister aux frottements, coussinets, paliers ; 20 à 30 % pour la coulée des cloches ou cymbales.

Pour les exigences mécaniques on va s'arrêter là, car on peut aller beaucoup plus loin dans les pourcentages et la fabrication. Sachez seulement que l'on peut encore en plus augmenter les performances par ajout de zinc, de phosphore ou de plomb.

Revenons un peu en arrière.

AGE DU BRONZE

Succédant à l'âge du cuivre, il s'ajoute aux précédentes créations de la vie sédentaire.
Un mélange de cuivre et d'étain est capable de produire des armes plus efficaces, un outillage riche et varié, des parures et des bijoux plus raffinés. Ces nouveautés techniques coïncident en partie au 2éme millénaire, avec le développement des peuples de langues indo-européennes (pour l'Europe occidentale avec les progrès des Celtes, remarquables métallurgistes).
Les armes sont les épées, les lances, les haches, poignards, les flèches, massues. L’armement comprend également les casques, cuirasses, boucliers. Pour les parures, les bracelets, les anneaux de chevilles, des colliers, fibules, bagues et boucles d'oreilles. Egalement des vases à plusieurs anses, à cannelures ou à mamelons.

L'art du bronze à été développé en Egypte et en Mésopotamie depuis 3000 av.J.C. Cet art florissant en Crète 2000 ans av.J.C. Les anciens distinguaient diverses variétés que nous identifions très mal (bronze de Délos, Corinthe, Egine, Chalcis, Syracuse, Campanie). La technique archaïque est celle du sphurelaton, par plaques martelées à chaud et rivées ; les fontes au sable, à la cire, avec moule d'argile ou de plâtre (pleine ou creuse), atteignent leur perfection dès le 6éme siècle.

Crocodile en bronze, Egypte, musée du Louvre Crocodile en bronze, Egypte, musée du Louvre.

Couteau en bronze
Couteau en bronze de l'embaumeur Minmésout décoré d'une figure d'Anubis sous forme de canidé (1550-1069 avt j.c.)

 
Stèle d'horus sur les crocodiles (le Louvre)
Stèle d'horus sur les crocodiles (musée du Louvre)

LE BRONZE EN AFRIQUE

L'examen de plusieurs milliers de pièces par André Blandin de 1957 à 1981 nous prouve que la majorité des objets appelés bronzes sont en laiton.

Quelques rappels pour l'Afrique.
Le bronze est un alliage de cuivre et d'étain obtenu par fusion. Au dessus de 20% d'étain il devient cassant. L'une des principales qualités du bronze est sa fluidité, pour remplir parfaitement un volume.

Le laiton est un alliage de cuivre et de zinc obtenu par fusion. Les laitons rouges contenant moins de 37% de zinc sont malléables à froid. Les laitons jaunes, de 37% à 45 % de zinc sont malléables seulement à chaud. Il existe aussi des alliages de cuivre et d'aluminium (moins de 10 % d'aluminium).

DE LA MATIERE À L' OBJET

La technique à la cire perdue est la plus connue par les chefs- d'œuvre qu’elle a permis de façonner et de créer.
Tout d'abord il faut récupérer la cire d'abeille dans les ruches, on liquéfie la cire en la faisant chauffer de manière à retirer les impuretés. Ensuite quand la cire est refroidie, on sculpte et façonne les blocs de cire à l'aide d'un couteau donc on fait chauffer la lame. On met les pièces en attente le temps que l'on puisse préparer la glaise qui va servir d'habillage aux objets et de moule pour couler le métal.
La glaise est pilée, tamisée, mélangée à de l'eau ou les objets vont être trempés de manière à englober l'objet, puis ils sont séchés au soleil. On recommence plusieurs fois l'opération de trempage alternée avec le séchage de façon à faire des couches successive de glaise.
L’objet est ensuite recouvert d'une couche plus épaisse et plus grossière. Il est important de prévoir une ou plusieurs ouvertures pour laisser la cire s'échapper et où sera coulé ensuite le bronze. Le séchage des moules terminés se fait au soleil.
On récupère également du laiton, du cuivre parfois de l'étain. Le mélange peut être constitué des pièces de récupération, même déjà du bronze, qui vont être refondues.

Ruches du Burkina Faso
Ruches du Burkina Faso
Ruche du Sénégal
Ruche du Sénégal
 
Ruche du Mali
Ruche du Mali

LA COULÉE

On fait cuire les moules, la cire s'échappe par les évents "trous", les forgerons essayent d'en récupérer le maximum pour resservir ensuite. On fait chauffer les métaux jusqu'à fusion complète puis on remplit les moules avec le creuset de métal liquide.
L'espace vide laissé par la cire va se remplir en formant la forme initiale de l'empreinte intérieure. On refroidit avec de l'eau puis on brise les moules libérant les objets qui apparaissent grossièrement.
On enlève tous les fragments de terre pris dans les petits recoins puis vient le moment de parfaire la pièce en procédant au limage, ébarbage et ponçage à l'aide de papier de verre. On la polit avec du sable dans de l'eau acidifiée par des citrons verts.
Enfin les pièces sont chauffées et teintées à chaud avec du permanganate et du cirage noir. L’opération se répète plusieurs fois selon les différentes étapes du patinage.

AUTRES TECHNIQUES

Dans les régions sahéliennes, on utilise une méthode plus simple notamment pour les bracelets, qui consiste à faire fondre des morceaux de métal et à les mouler en forme allongée. Ensuite on les travaille en les martelant à chaud, ils sont trempés puis martelés à nouveau et courbés voir torsadés jusqu'à obtention de la forme désirée. L'objet sera ensuite poli, décoré par incisions et trempé dans des décoctions de feuilles qui lui donneront la teinte désirée.
Les bijoux, toujours figuratifs -bracelets, bagues, pendentifs décorés de motifs symboliques, parfois quelques silhouettes d'animaux ou de personnages toujours en pointillés sont souvent en cuivre, argent ou alliage. Ils sont disséminés dans toute la bande sahélienne.
Les Touareg, les Maures, les Toucouleur, les Malinké, les Soninké, les Gurmanché, les Peuls et autres pratiquent cette méthode de fabrication.

 

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METAUX

 

Pyrite de ferPyrite de fer

FER / ACIER

On désigne par fer aujourd' hui le fer brut ( fer coulé ), les minerais de fer et le fer aérolithe.

S'il ne subit aucun traitement, on situe le fer de forge sous le terme générique d'acier. Mais penchons-nous sur les aciers doux tel qu'il étaient produits dans l' Afrique pré-industrielle, où le minerai de fer prenait lors de la fonte, la forme d'une pâte malléable et devenait donc un matériau de forge.

Il était possible de l'endurcir selon sa teneur en carbone.
Le minerai de fer est une roche contenant du fer, généralement sous forme d'oxyde, comme la bauxite.
Quelques minerais : la pyrite, la limonite, l'hématite et la magnétite pour ne citer que celles-ci.

Cuivre natif
Hématite aiguille de rutile
Chalcopyrite Pyrite de cuivre Congo
Hématite et quartz

LE CUIVRE

Il est maintenant prouvé que le cuivre et le métal le plus anciennement travaillé, avant le fer.

Pourtant en Afrique le cuivre est relativement rare, mais on le rencontre fréquemment, il est réputé pour être le métal le plus apprécié, plus que l'or, hormis chez le peuple Akan qui eux travaillent l'or avant tout.

La couleur et l'éclat du cuivre séduit par sa chaleur, on l'a depuis toujours extrait, travaillé et son commerce fut de tout temps florissant ; on en fait des bijoux et des armes de prestige élevant les personnalités dans la grandeur hiérarchique. De plus il est plus facile à travailler que le fer.

Cuivre natif Chalcopyrite Pyrite de cuivre Congo

Naturellement présent dans la croûte terrestre, il est essentiel au développement de toute forme de vie. Avec l’or, le cuivre pur est le seul métal coloré ; il présente sur ses surfaces fraîches une teinte rose saumon. Il est aussi appelé le «métal rouge».
Dans la nature le cuivre présente la particularité d'exister à l'état natif sous forme de bloc de diverse grandeur, de petit grain au rocs imposant. On en trouve au Nord du Niger, autour d'Agadez et au Katanga, province la plus méridionale de la république démocratique du Congo.

Le cuivre est dur et peut très bien être forgé à froid. Au marteau, il devient dur, pailleux et cassant à froid. Une fois chauffé et trempé ensuite dans un bain d'eau, il recouvre toutes ses qualités de forge. On ne peut, sinon très difficilement couler le cuivre.
Le cuivre peut être fondu et coulé dans des moules à une température de 1083°C. On peu également le rendre malléable à 700°C afin de le travailler par martelage.

Nous pouvons citer l'exemple des monnaies en cuivre en forme de X "Handa" du Katanga. SHABA, nom actuel du Katanga, signifie cuivre en Kiswahili. L'emblème et symbole du Katanga est le cuivre. Sa représentation la plus ancienne est en forme de X nommé la croisette. C'est une monnaie d'échange à peine moins estimée que l'ivoire.

Le cuivre natif a plusieurs couleurs ; il et souvent allié à d'autres molécules chimiques telles que l'Azurite, un carbonate d'une belle couleur bleue et la malachite, hydraté de cuivre d'un vert vif.

Bien que l'Afrique soit relativement pauvre en cuivre, celui-ci se trouve à faible profondeur et est donc facile à extraire. Le minerai, sous forme de blocs, était remonté à la surface , concassé pour éliminer le maximum de déchets puis lavé.
Ensuite il était fondu dans des fourneaux, parfois on fabriquait un fourneau pour chaque fonte.
Il n'est cependant pas possible de couler du cuivre par moulage à la cire perdue, procédé courant en Afrique, sinon par additions (souvent minimales), d'autres métaux.

Le cuivre est un métal possédant une conductivité électrique et thermique particulièrement élevées qui lui confère des usages variés. Il entre dans la composition de nombreux alliages. C’est le plus ancien métal utilisé par l’homme.

Le Niger et la Mauritanie ont abrité des centres d’exploitation du précieux minerai. Suivant les récits des voyageurs arabes médiévaux, le commerce transsaharien procura du cuivre en échange de l’or aux populations du delta intérieur du Niger.

Les figurines en bronze de l’époque attestent un goût pour la parure ostentatoire, à moins qu’elles ne manifestent le souci de protéger les articulations par une multitude de bracelets.
Les bracelets eux-mêmes sont très variés : cylindres avec arête centrale, anneaux à créneaux ou décorés de motifs en relief et munis de pointes. Cette richesse de formes dénote des préoccupations esthétiques et une maitrise parfaite de la fonte à cire perdue.

Pour les Dogon du Mali le fer est l’opposé symbolique du cuivre. Il est le maitre de l’ombre et de la nuit tandis que le cuivre est essentiellement symbole de lumière et de vie. Les bracelets les plus simples sont torsadés et pourvus de pendeloques… Les plus anciennes traces de fusion du cuivre dans des fours à vent ayant été découvertes dans le plateau Iranien sur le site archéologique de Sialk III , daté de la première moitié du 5éme millénaire av. Jésus christ —il y a donc près de sept mille ans-.

A l'heure actuelle, on ne travaille plus le cuivre de cette manière en Afrique parce que le métal utilisé provient de récupération ou d'échanges avec les colons.

LE LAITON

Le laiton naît de l'alliage du cuivre et du Zinc.

On peu forger du laiton en haute teneur en Zinc et même si il contient un peu de plomb.

En Afrique nous trouvons du laiton forgé sous forme de lames d'armes d'ornement, mais aussi au Congo sous forme de fils de laiton, qui, après avoir été étirés à la matrice, sont forgés pour obtenir le diamètre de section désiré.
Les laitons sont parfois improprement appelés cuivre jaune. La corrosion fait apparaître à la surface du laiton une couche appelée vert de gris. Les laitons sont connus depuis la préhistoire et ont été développés, utilisés aussi bien en Afrique, qu'en Chine ou dans le bassin méditerranéen.

LE BRONZE

Du cuivre et de l'étain donnent du bronze, la teneur en étain est faible.

En outre les alliages contenant de l'étain, du plomb et/ou du zinc sont considérés comme bronzes. Mais les additifs n'interviennent qu'en petites quantités dans ces alliages.
On rencontre des bronzes ressemblant absolument au cuivre pur ou très proches de ce matériau. Il n'est souvent possible de distinguer le cuivre du bronze qu' au moyen d'une analyse chimique.

Le bronze peut être coulé ou forgé. Les bronzes sont normalement composés de plus de 60 % de cuivre et d'une proportion variable d'étain et ils contiennent en outre des proportions variables d' aluminium, plomb, manganèse et tungstène. Ces alliages ont été pour la première fois utilisés pendant l'âge du bronze pour fabriquer des outils, des armes, des instruments de musique et des armures plus robustes et résistants que leurs prédécesseurs en cuivre ou en pierre.
Pendant l'âge de bronze, de l'arsenic était souvent ajouté au bronze (principalement sous forme d'impuretés), ce qui en augmentait la dureté. L’âge du bronze est une période de la protohistoire caractérisée par l’usage du bronze, nom générique des alliages de cuivre et d’étain.

Aujourd’hui, il est admis que cette période succède à l'âge du cuivre et précède l'âge du fer.

CUIVRE JAUNE

Il est difficile de classer les alliages de cuivre africain de façon précise parmi les cuivres ou parmi les bronzes.

Il s'agit en fait d'alliages de diverses teneurs en cuivre, zinc,étain et plomb.
Pour le coulage, on prépare le plus souvent des alliages fondés sur l'expérience du fondeur.
On utilise généralement des matériaux d'origine européenne ainsi que d'autres ayant déjà été plusieurs fois coulés. Ceci donne des produits aux qualités de fonderie exceptionnelles dans tout les coloris.
Ce sont ces objets, fabriqués souvent avec brio par moulage à la cire perdue, que l'on qualifie de cuivre jaune.

L' OR

L'or se travaille plus facilement que le cuivre ou le fer.

Il se rencontre souvent à l'état natif dans la nature, lit des rivières, sous forme de pépites ou de poudre d'or, véhiculé par des pluies abondantes.
L'Homme utilise l'or depuis le Chalcolithique à la fin de la préhistoire. C'est le deuxième métal connu par l'homme après le cuivre.
L'or servait essentiellement à la parure des puissants et aux cérémonies religieuses. L'assimilation de l'or au disque solaire divinisé fut un des leviers les plus puissants. On retrouve des amulettes en or dans les tombes égyptienne. Les plus puissants, tels Toutânkhamon et Ramsès se firent enterrer avec des masques mortuaires en or et autres parures.

Pépite d'orPépite d'or Masque mortuaire tout en or de Toutânkhamon XIV Siècle av. j-c.Masque mortuaire tout en or de Toutânkhamon XIV Siècle av. j-c.

Les réserves d'or en Afrique noire sont très importantes. Cet or largement répandu est plus particulièrement concentré dans trois grandes régions.
L'Afrique de l'ouest, Guinée, Libéria, Mali ,Burkina et dans l'est Ghana et Togo. La Nubie-Ethiopie et l'Afrique australe, le Zimbabwe en particulier. Les pépites peuvent être mises en forme par martelage à froid. Il fond à 1035 °, ce qui permet de transformer la poudre d'or en lingots.
C'est le plus malléable des métaux. Il ne s'oxyde ni dans l'eau, ni dans l'air, ni dans les acides, de sorte qu'il peut, dans les tombes, défier les siècles. Ce métal existe aussi sous forme de minerais ou d'alliages, mais son extraction ne se pratiquaient pas dans l'Afrique traditionnelle.

Pépite d'argentPépite d'argent

L'ARGENT

L'argent est très ductile, un peu élastique et plus sonore que l'or, il convient parfaitement à la fabrication de bijoux.

Son point de fusion est de 962°; son point d'ébullition 2212°.
C'est un métal blanc, brillant mais dont les sels noircissent à la lumière. Il existe dans la nature sous forme de minerai. Il existe également, mais rarement, à l'état natif dans certaines régions du globe où il accompagne d'autres métaux comme le plomb.
L'argent natif se présente à l'état naturel sous forme de filaments recourbés. L'histoire de ce métal est intimement liée à celle de l'alchimie : ainsi, c'est la coupellation, opération dans laquelle le plomb semble se transformer en argent, qui donne vraisemblablement naissance aux théories des alchimistes.
Les alliages d'argent remontent aussi à la plus haute antiquité : certains d'entre eux (par exemple l'électrum, alliage d'or et d'argent) existent à l'état natif.

L’extraction d’argent a commencé il y a environ 5000 ans. Ce métal a été tiré du sol pour la première fois en 3000 avant J.C. en Anatolie (notre Turquie actuelle). Aujourd’hui, plus de 5000 ans après que les cultures antiques ont commencé à exploiter ce précieux métal, la production annuelle mondiale atteint en moyenne 671 millions d’onces.
En Afrique, on ne trouve pas d'argent à l'état natif. Tous les bijoux sont fait à partir d' objets réutilisés ou de pièces de monnaie européennes fondues.
Dans l'ensemble, l'argent et l'or sont travaillés de la même manière. Le martelage est très souvent pratiqué. Comme l'argent est un métal non-ferreux, il est souvent travaillé à froid.
  enclume Galoa / Gabon

enclume Galoa / Gabon

Forgerons

Côté Afrique de l'ouest

En Afrique, les forgerons jouent un rôle primordial car ils produisent et travaillent le métal.

Ils fabriquent les instruments agraires, les armes pour la chasse et la guerre ; les monnaies pour le troc, les dotes de mariage etc...
Le fait de travailler avec les quatre éléments primordiaux, l'eau, le feu, la terre et l'air ainsi que leur savoir faire ancestral les font jouir d'un grand prestige ou parfois méprisés. Mais toujours ils sont crains.

Leur position exceptionnelle est souvent traitée dans la mythologie africaine.
Chez les Dogon, le dieu créateur AMMA forma le premier forgeron à partir du sang et du cordon ombilical du NOMMO qu'il avait sacrifié, c'est pourquoi l'ancêtre éponyme des forgerons appartient à la génération dite des ancêtres, fait qui explique leur position éminente.
Comme les forgerons ne pratiquent pas l'agriculture, ils sont dépendants tout le long de leur vie. OGUN est le dieu des forgerons, des chasseurs mais aussi des guerriers et soldats qui jadis lui offraient des sacrifices avant de livrer bataille. Ogun, dieu du fer et de la guerre chez les YOROUBA (identique au GU des FON et des EWE).

Le forgeron bénéficiait d'un réel prestige dans les sociétés traditionnelles africaines. Haute volta ou Burkina, l'artiste et l'artisan sont généralement la même personne, nommée le forgeron. L'acte de façonner et de fondre n'est qu'un aspect de ses multiples fonctions sociales ; il est sculpteur, juge, guérisseur, conseiller du chef, prêtre et médiateur entre humains et forces cosmiques.
Le forgeron qui possède le secret et l'art du feu et aussi sorcier et devin, si il n'est pas devin lui même il passera par un autre devin avant la phase de création des objets. Il connaît parfaitement le secret de la cire perdu, les gestes et la précision de ses traits. Sa maîtrise, son savoir, son esprit inventif font de lui un véritable artiste qui à un rôle très important dans la société car il devient un conseiller entre les hommes et le pouvoir surnaturel contenu dans ses réalisations.
Il existait également des forgerons itinérants, nomades tels les Lhoron d'une grande compétence dans les travaux de forges et d'orfèvrerie.

Tout commence par le minerai.

Il faut le sélectionner, préparer le combustible, fabriquer les fourneaux et après cela entretenir un courant d'air pour maintenir une température adéquate et traiter le produit du fourneau.
Il existe deux systèmes de base pour faire fondre le minerai et obtenir du fer.

Le premier dit méthode du fer coulé consiste à le traiter dans un four de fusion. Le résultat est un fer brut qu'il faut encore traiter avant utilisation.

La deuxième méthode appelée méthode directe, est pratiquée en Afrique subsaharienne. Le fer ne passe pas par la fusion, il se fige en une masse de fonte qui doit être extraite du fourneau. Après un minimum de forgeage, le métal peut être travaillé immédiatement.

 

  Marteau et pointe graveur Yakoma
Marteau et pointe graveur Yakoma

Enclume et étau 1900/1920
Enclume et étau 1900/1920

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Côté Afrique centrale

Dans les royaumes du Congo et d’Angola, il était considéré comme le héros civilisateur, Roi-Forgeron (Sumanguru Kanté) et le grand prêtre de la religion traditionnelle africaine.

Il est capable d'écarter les menaces insidieuses de la même manière que ses armes repoussent les ennemis.

Le fer a été essentiel pour l'Afrique centrale, capital pour le commerce car il servait à de nombreuses activités et il avait aussi sa place dans un contexte rituel et symbolique.
Les techniques de fabrication, telles la fusion et le forgeage, étaient jalousement gardées.

En Afrique centrale il existe 3 types de fourneaux.
En forme de bol, le fourneau à fût bas et l'autre à fût haut.
Dans les 2 premiers, l'air pénètre grâce à un soufflet, tandis que dans le 3 ème c'est un courant d'air naturel.

Les fourneaux ont parfois une forme anthropomorphe, représentant une femme assise avec sur la cheminée la tête, un nez, une bouche ; les jambes constituent les flans du fourneau. Parfois l'avant est décoré de seins et de tatouages ; "scarifications ventrales". Métaphore liée à la fusion, le processus de fusion équivaut à une naissance.

La fusion du fer permet de produire des outils et des armes, c'est aussi important pour la survie que l'approvisionnement en nourriture ou la reproduction.
Il existe deux grands types de soufflets en Afrique centrale.
L'un généralement en peau animale côté méridional et oriental. l'autre appelé soufflet à poires se trouve partout. Il est en bois et comporte deux ou quatre alvéoles reliées au tube inséré dans la tuyère en céramique qui pénètre dans le fourneau. Ces alvéoles sont recouvertes d'une fine peau à laquelle on attache des bâtons qui, actionnés par des ouvriers, assurent un courant d'air constant. Ces soufflets sont souvent décorés par des têtes ou personnages humains.
La simplicité des outils de forge traditionnelle est d'une beauté étonnante. Le forgeron utilise une pierre taillée ou un morceau de fer en guise de marteau.

Forgeron Sakata
Forgeron Sakata
Forgeron Salampasu
Forgeron Salampasu
Forgeron Salampasu soufflet
Forgeron Salampasu soufflet
Outils de forge Ngbandi
Outils de forge Ngbandi
  Soufflet de forge Ngbandi
Soufflet de forge Ngbandi
 

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Afrique de l'ouest

 

 

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Bénin

 

Bracelet Guin-gan Bénin-Togo

 
 

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Burkina Faso (ex Haute Volta)

Drapeau du Burkina Faso
Haute Volta


Drapeau de la Haute Volta
Burkina Faso :
Le drapeau change de couleurs

Pays d'Afrique de l'ouest, la république de Haute Volta, maintenant Burkina Faso, fut établie le 11 décembre 1958 en tant que colonie autonome au sein de la communauté Française.

Le 5 Août 1960 elle obtient son indépendance de la France. Le nom de Haute Volta vient de la Volta, le fleuve dont la partie supérieure coule dans la région. Longueur du fleuve : 1346 km. La Volta se jette dans le golfe de Guinée. Elle est formée par la confluence de la Volta noire, la Volta blanche et la Volta rouge.
Ce sont d'ailleurs les trois couleurs du drapeau de haute Volta (voir ci-contre).

Après le coup d'état du 4 Août 1983, Thomas Sankara prit le pouvoir, il forma le C N R , conseil national de la révolution et devint le président. Sous sa présidence, le nom de l'Etat fut changé le 4 août 1984 et devint Burkina Faso, signifiant " la patrie des hommes intègres".
La capitale, (anciennement Bobo dioulasso) en est Ouagadougou la plus grande ville du Burkina faso, située au milieu du pays.

Les Burkinabés ont des frontières avec plusieurs pays :1000 km avec le Mali, 628 km avec le Niger, 584 km avec la Côte d'Ivoire, 548 km avec le Ghana, 306 km avec le Bénin et pour finir 126 km avec le Togo.
Le Burkina Faso possède deux grands types de paysages : la plus vaste partie du pays est couverte par une pénéplaine. Elle forme un relief très légèrement vallonné avec par endroits quelques collines isolées, ultimes vestiges d'un massif du précambrien. La partie sud-ouest du pays forme un massif gréseux. On y trouve le point culminant du pays, le Tenakourou (749 m). Le massif est limité par des falaises très escarpées pouvant atteindre 150 mètres de haut. L'altitude moyenne du pays est de 400 mètres et la différence entre les deux points extrêmes ne dépasse pas 600 mètres. Le Burkina est donc un pays plutôt plat, avec quelques accidents de terrain localisés.

Ethnies du Burkina Faso   Cette situation géographique, plus les mouvements et déplacements des peuples et ethnies, compliquent beaucoup les recherches sur l'identification des objets ethniques cultuels. Particulièrement sur tout ce qui est bronze, sans compter les influences stylistiques colportées par des forgerons nomades tel les Lhoron qui fabriquaient et forgeaient pour différent pays et différentes ethnies.
Comme par exemple, les Gan du Burkina ou les sénoufo de Côte d'Ivoire.

Malgré ces difficultés, il y a quelques bonnes références littéraires, tel que Blandin, Wilfried Glar, Maine Durieu.
Je me suis basé sur leurs expériences et mes comparaisons personnelles pour pouvoir placer les bracelets, chevillères ou autres bronzes. Et essayer de les classer correctement.

Bonne visite dans mémoire de bronzes.
R. allan

 

Chevillère BWA

Chevillère BWA

 
 

Chevillère BWA

 

 
 

FRAFRA (Peuple Gurunsi)

FRAFRA (Peuple Gurunsi)

 
 

Fulani Peul. Anneaux à cheveux.

 

 
 

Bracelet Gan

Bracelet Gan

 
 

Bracelet Gan

Bracelet Gan

 
 

Bracelet Gan

Bracelet Gan

 
 

Bracelet Gurmanché

Bracelet Gurmanché

 
 

Bracelet Gurmanché

 

 
 

Chevillère LOBI

Chevillère LOBI

 
 

Bracelet LOBI

Bracelet LOBI

 
 

Bracelet d'enfant LOBI

Bracelet de combat LOBI

 
 

Bracelet LOBI

Bracelet LOBI

 
 

Bracelet LOBI

Bracelet torsadé LOBI

 
 

Bracelet LOBI

Bracelet LOBI

 
 

Bracelet LOBI

Bracelet LOBI

 
 

Bracelet LOBI

 

 
 

Bracelet MOSSI

 

 
 

Bracelet Nunuma (Peuple Gurunsi)

 

 
 

Bracelet Sénoufo du Burkina faso

Chevillère Sénoufo Burkina Faso

 
 

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Côte d'Ivoire

 

 

Masques en bronze
 

Masque Baoulé

Masque Djimini

 
 

Masque Sénoufo

 

 
 

 

Parures en bronze
 

Baoulé

Baoulé

 
 

Bracelet Dan-Guéré

 

 
 

EBRIE (peuple Akan)

EBRIE (peuple Akan)

 
 

Bracelet Sénoufo de Côte d'Ivoire

Bracelet Sénoufo de Côte d'Ivoire

 
 

Chevillère Sénoufo de Côte d'Ivoire

 

 
 

Bracelet Sénoufo Madebélé

 

 
 

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Guinée

 

 

 

 
 

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Mali

 

 

Masques en bronze
 

Masque Bambara

 

 
 

 

Parures en bronze
 

DOGON

DOGON (guru)

 
 

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Niger

 

Bracelet d'esclave BELLA

 

 
 

Bracelet Gurmanché

Bracelet Gurmanché

 
 

Bracelet Gurmanché

Bracelet Gurmanché

 
 

Ethnie Peul

 

 
 

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Afrique CENTRALE

 

 

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Cameroun

 

 

Masques en bronze
 

Masque Bamoun

 

 
 

 

Parures en bronze
 

Bracelet Bamoun

Bracelet ouvert Bamoun

 
 

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République démocratique du Congo (ex Zaïre)

 

 

Masques en bronze
 

Masque Près-Bembé "Cuivre"

 

 
 

 

Parures en bronze
 

TEKE (Peuple Bantou)

 

 
 

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Tchad

 

Bracelet Marba Tchad

Bracelet Marba Tchad