< page précédente

COUTEAUX DE CIRCONCISION ET DE SCARIFICATION.

Les couteaux de circoncision :

La circoncision consiste en l'ablation du prépuce qui est situé au bout du pénis.
C'est un geste rituel souvent pratiqué dans de nombreuses religions, ethnies et pays. Notamment comme passage de l'adolescence à l'homme et au droit au mariage.

Le prépuce est très innervé et il constitue une zone érogène importante, il a donc un rôle dans le désir et le plaisir sexuel. Anatomiquement il correspond au capuchon clitoridien chez la femme (clitoris, organe qui est enlevé lors des excisions).
L'excision féminine, une tradition rituelle profondément ancrée dans les mœurs "décidée par les hommes".

Les pratiques d'excisions sont considérées comme traditionnelles dans la mesure où elles se sont installées dans un contexte animiste, (c'est à dire avant l'arrivée des grandes religions monothéistes dans ces contrées).

D'autre part, l'excision fait souvent office de rite de passage et de reconnaissance de la petite fille dans la société. L'excision est actuellement défendu au nom de:

  • La préservation de la virginité "considérée comme un idéal féminin au mariage",
  • L'amélioration du plaisir sexuel Masculin par le rétrécissement du vagin,
  • Raison hygiénique etc. etc. J'en passe et des meilleures...
À l'heure actuelle, il est quasiment prouvé que chez l'homme et chez la femme, cela n'apporte pas une meilleure hygiène ni ne stimule plus l'acte et le plaisir sexuel. Cela serait même plutôt le contraire. Enfin ne nous égarons pas, restons dans le contexte au moment où ont été créés ces petits couteaux et ce à quoi ils servaient.

Couteau

Mangbetu Congo

Couteau

 

Couteau

Baoulé Côte-d' Ivoire

couteau

 

Glaive

Hemba-Luba 1960 Zaïre

Glaive

 

Glaive

 

Glaive

GBAYA Oubangui
REP-CENTRAFRICAINE

 
 

↑ haut de la page

< page précédente

Les couteaux de scarification :

Les scarifications ethniques sont des formes de culture et d'art que les africains ont développé, c'est un art corporel. Dans beaucoup d'ethnies nous retrouvons cette culture qui développe certains signes sur l'identité, l'embellissement du corps, la religion voir la médecine.

La scarification consiste en une incision ou coupure superficielle de la peau pratiquée dans le but de laisser une cicatrice.

Ceux qui font les scarifications sont en général des personnages importants dans le village, ils sont à la fois forgerons, sculpteurs scarificateurs-circonciseurs.
Dans les royaumes africains le sang a un pouvoir symbolique important, le scarificateur possède l'habileté et les connaissances dermatologiques qui lui permettent d'inciser la peau de manière à produire des cicatrices fines, en bourrelet, en pointillés et en relief selon les motifs ou symboles choisis. Sa connaissance des plantes, des analgésiques lui donne le pouvoir. "un peu comme un sorcier".

Les africains, comme d'autres —Aborigènes d'Australie—, accordent beaucoup d'importance au marquage du corps "scarification-tatouage".
Les scarifications marquent souvent l'appartenance à une ethnie précise, une lignée, une place hiérarchique, un exploit guerrier, un mariage etc. Mais c'est aussi le désir de plaire, notamment chez les femmes, les mosaïques de décor et leur emplacement invitent le regard vers leur sexe. Le toucher ou la caresse sur un corps de femme scarifié est essentiellement érotique ceci afin d'exciter le désir.

Il y a aussi les scarifications rituelles aux croyances ancestrales, symboles féminins, lunaires, cosmologiques, c'est aussi un moyen de rappeler une mémoire collective de transmission de signes. Une transmission perpétuelle, un peu comme une lecture sur les pages d'un livre. Le sujet est à mon avis très complexe, nous y reviendront plus tard.

Les couteaux de scarification sont très recherchés par les collectionneurs et très difficiles à acquérir.
Bonne visite dans Mémoire Africaine...

Allan R.

Glaive

YAKOMA-NGBANDI 1900

Glaive

NGBANDI-NGBAKA 1910

Glaive

YAKOMA-NSAKARA 1900

Glaive

YAKOMA-NGBANDI 1900

 
Couteau

NGBANDI

NEWCouteau

YAKOMA

Couteau

 

Couteau

 

 
Couteau

KUBA-Bakuba RDC 1920

Couteau

KUBA Congo 1920

Couteau

KUBA Congo 1920

Couteau

KUBA

 
Couteau

KUBA

Glaive

 

Glaive

 

Glaive

 

 
Couteau

TETELA 1900-1920

Couteau

TETELA

Couteau

En OS

Glaive

 

 
Couteau

TETELA

Couteau

TETELA

Couteau

TETELA

Glaive

 

 
Couteau

MANGBETU

Glaive

 

Glaive

 

Glaive

 

 
 
 

↑ haut de la page

< page précédente

LANCES, HARPONS

Les lances font partie de la catégorie des armes de jet, ce type d'armes étaient utilisées pour toucher une cible à bonne distance, homme ou animal, elles pouvaient aussi servir d'armes d'estoc.

Les lances sont en général en métal pour la pointe appelée "fer de lance".
Le manche en bois est souvent recouvert de fine bandelette de métal en fer, cuivre ou laiton. Une partie métallique est souvent placée en bas pour pouvoir planter ou poser la lance debout.
Certaines ont une partie du manche vers le point d'équilibre, plus gros et sculpté pour la prise en main, comme les Mongo, Ngbandi, "voir animation".
Parfois les lances sont entièrement en métal ou en bois.

Il en existe de beaucoup de sortes différentes, simples ou très élaborés, genre pics, harpons etc. Avec des barbelures, on retrouve d'ailleurs ces petites barbelures sous certaines têtes de flèche, ce qui permettait à l'arme de tenir le temps que le poison fassent effet.

Un harpon est une arme constituée d'une lance dont la pointe est munie de barbelures. Ces crochets sont destinés à l'empêcher de sortir lorsque la proie est touchée. En général le harpon était plutôt pour la pêche, mais son usage a servi également pour la chasse.
Les plus anciennes têtes de harpons préhistoriques connues datent du Magdalénien supérieur. Elles sont en os ou en bois de cervidés et comportent 1 ou 2 rangs de barbelures, il semble que les têtes de ces harpons pouvaient se détacher de leur hampe, à laquelle elles étaient reliées par une ligne permettant de récupérer la proie.

A l'heure actuelle, certains Inuits s'en servent encore et les activent à l'aide de propulseurs.
Pendant plus de mille ans le harpon à double barbelure à été l'arme de base de la pêche à la baleine dans le monde entier. Certaines lances Tchadiennes présentent un fer de lance double, voir triple avec un harpon au milieu, parfois en laiton, cuivre et fer ou les 3 en même temps. Certainement des insignes de chef. D'ailleurs ces fers de lance sont en général ciselées de décors très fin.

Bonne découverte et bonne visite parmi ces objet empreints de culture.
A.R.

N'hésitez pas à me contacter pour tout renseignement...

Glaive

Harpon Tchad

Glaive

Harpon Tchad

 

Glaive

 

 
Glaive

Trident " 2 fers en cuivre + 1 harpon entre deux

Hache

Bis Tchad

Glaive

Idem 1 fer en cuivre rouge et 1 en jaune + Harpon au milieu

Hache

Bis Tchad

 
Glaive

Tchad

Glaive

Tchad

Glaive

Tchad

Glaive

Tchad

 
Glaive

Tchad

Glaive

 

Glaive

 

Glaive

 

 
Glaive

Tchad

Glaive

Tchad

Glaive

Tchad

Glaive

 

 
Glaive

Tchad

Glaive

Tchad

Glaive

 

Glaive

 

 
Glaive

YAKOMA Zaïre 1940

Glaive

YAKOMA Zaïre 1930

NEW
Glaive

Yakoma Zaïre 1940

Glaive

 

 
Glaive

LOKELE Mongélima ZAÏRE

Glaive

 

Glaive

 

Glaive

 

 
NEWGlaive

FANG 1900

Glaive

 

Glaive

 

Glaive

 

 
 
 

↑ haut de la page

< page précédente

BOUCLIERS

Nous voilà dans les boucliers, l'arme défensive principale de ces farouches chasseurs et guerriers. Il s'agit essentiellement d'objets de protection servant à éviter les coups donnés par les assaillants "homme ou animal", préservant des blessures ou de la mort.

Le bouclier est utilisé pour se protéger des projectiles, lances, couteaux et autres, ainsi que pour parer les coups en combat rapproché. Ce qui nous incite à dire que les boucliers doivent être fabriqués de la manière la plus compact et solide possible tout en n'étant pas trop lourds, il faut quand même le porter pendant les déplacements.

Il existe une multitude de boucliers, entièrement en bois avec poignée dans la masse ou rapportée, voir sculptée pour les parades. En fibres, tresses de rotin avec entrelacs de tiges verticales et horizontales voir même en diagonales. Il en existe en fer "Cameroun Kirdi", en cuir épais, cuir de buffle, hippopotame, éléphant, tel que les Amarro en Ethiopie, les Lopit au Soudan, Sukuma en Tanzanie, ou les Maasai.
Egalement en peaux , ces peaux qui ne sont pas très épaisses, sont renforcées par des lanières de cuir ou de peaux passées en travers. Ce qui permet de donner également des couleurs différentes et associées au bouclier. Zoulou par exemple. On trouve même de petits boucliers en paille chez les Tamberma du Togo.
Les boucliers servant à éviter les projectiles sont de grandes dimensions, du sol à la hauteur du cœur, voir cachant complètement le porteur.

Dès l'introduction des armes à feu en Afrique, la fabrication des boucliers a commencé à diminuer ; logique : ils n'arrêtaient pas les balles. Le métier de tresseur de boucliers à disparu et les tresseurs y on perdus leur savoir.
Les boucliers tressés du centre de l'Afrique sont parfois constitués d'une mosaïque de décors impressionnants, jouant sur des tons miels, marron et brun avec des figures géométriques parfaites... D'où un intérêt croissant des collectionneurs avertis.

Profitez de cette promenade dans mémoire afriquaine, vous êtes protégés...

@ll@n .R

 

↑ haut de la page

< page précédente